Lundi 25 mai 2020
Adoration Eucharistique de 14h30 à 15h30
Bénédiction à 15 heures
Sacrement de la Miséricorde
(Confessions)
à partir de 15h15

Adoration Eucharistique de 19h à 20h
Sacrement de la Miséricorde (Confessions) de 19h à 20h

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Image1Pour le 7ème dimanche après Pâques
–  Comme les dimanches passés vous savez déjà ce que vous ferez ou ce que vous ne ferez pas aujourd’hui pour « remplacer » ce qui ne peut l’être en réalité d’aucune manière : la participation à la messe dominicale…

–  Ne manquez pas, bien sûr, de réserver un temps substantiel, silencieux pour la communion spirituelle

          Lecture du livre des Actes des Apôtres
Les Apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel, retournèrent à Jérusalem depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche, – la distance de marche ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat. À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères.
          Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre
Bien-aimés, dans la mesure où vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin d’être dans la joie et l’allégresse quand sa gloire se révélera. Si l’on vous insulte pour le nom du Christ, heureux êtes-vous, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. Que personne d’entre vous, en effet, n’ait à souffrir comme meurtrier, voleur, malfaiteur, ou comme agitateur. Mais si c’est comme chrétien, qu’il n’ait pas de honte, et qu’il rende gloire à Dieu pour ce nom-là.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »
    – Acclamons la Parole de Dieu.

  • « Les Apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel » vont maintenant se confiner, se cloîtrer au Cénacle. C’est l’Église qui est en prière, « d’un même cœur », « avec Marie, la mère de Jésus ». Certains sont très préoccupés – légitimement – de « la reprise des messes » : ils ne doivent cependant pas oublier que cette semaine est traditionnellement une semaine de retraite, de séparation d’avec le monde, de silence, de prière. Nous ne devons pas oublier, à une semaine de la Pentecôte, alors que nous espérons une nouvelle effusion du Saint Esprit, que « L’Esprit Saint est le Don qui vient dans le cœur de l’homme en même temps que la prière » (Jean-Paul II, encyclique sur le Saint Esprit §66).
  • Cette année la fête de la Pentecôte « tombe » le 31 mai, le jour de la fête de la Visitation c’est-à-dire le jour du Magnificat. Nous sommes donc encore plus particulièrement invités à nous mettre à l’école de la Vierge Marie, « humble Servante du Seigneur » et Mère de l’Église. Nous sommes invités à apprendre d’Elle la pauvreté, l’humilité, le silence intérieur, la charité fraternelle et surtout bien sûr la Prière. Comme les Apôtres l’ont demandé à Jésus, nous pouvons le demander à Marie : « apprends-nous à prier… ». Elle nous apprendra certainement à chanter le Magnificat et, comme à sainte Bernadette, à réciter peu à peu le Rosaire. Elle nous apprendra aussi à lire, à écouter la Parole de Dieu.
  • L’Évangile d’aujourd’hui, lui aussi, nous invite aussi à l’intériorité de la prière, celle que Jésus Lui-même adresse à Son Père. Par Sa prière, Jésus nous introduit dans l’intimité même de Dieu, Père, Fils et Saint Esprit. Sa prière est belle, sereine alors qu’Il est à la veille de Sa Passion : il y est question de « gloire ».
  • Vient alors à l’esprit cette exclamation de Jésus auprès des pèlerins d’Emmaüs : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire? »
  • Cette gloire, c’est le poids, la densité, la consistance d’un être. Elle n’est pas une récompense, une exaltation qui viendrait après l’exploit. Elle est immédiatement proportionnelle à l’amour dont le propre, dit sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, est de s’abaisser. Jésus, Serviteur souffrant, est donc élevé de terre sur la Croix qui est Son trône de Gloire. « Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire? »
  • Au passage, c’est de cette même gloire dont il s’agit dans la deuxième lecture : « Si l’on vous insulte pour le nom du Christ, heureux êtes-vous, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. »
  • Il y a donc la prière des Apôtres, avec Marie ; il y a aussi la prière de Jésus à Son Père, la veille de Sa Passion. Nous pourrions peut-être demander à la Vierge Marie de nous aider à entrer dans cette prière si particulière, celle du chapitre 17 de saint Jean qu’on appelle la « prière sacerdotale » ou, si nous sommes pressés, demandons à Celle qui s’est tenue « debout, près de la Croix » au Sacrifice du Golgotha de nous apprendre à participer à la Messe qui rend justement présent pour nous ce Sacrifice. Apprenons d’Elle, la « femme sacerdotale », à dire en dehors de la messe pour mieux la dire ensuite au cœur de la messe, la prière « Père Eternel, je T’offre le Corps et le Sang, l’Âme et la Divinité de Ton Fils Bien-aimé, Notre Seigneur Jésus Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier… » ainsi que nous l’avons vu le dimanche de la Miséricorde. Et après avoir offert le Sacrifice de Jésus, apprenons d’Elle à nous offrir nous-mêmes, c’est-à-dire à communier à ce Mystère d’Amour.
  • Il serait vraiment dramatique, catastrophique, « d’assister » à une prochaine messe sans y participer vraiment intérieurement.
  • Les expressions sans cesse entendues ces jours-ci de « liberté de culte », de « culte public », de « privation de culte », etc. soulignent que le culte est un « ensemble des pratiques par lesquelles l’homme honore Dieu », pour prendre une définition parmi d’autres. Cela peut convenir aux yeux du monde mais nous savons, nous, qu’au cœur de notre « culte » il y a l’action de Dieu Lui-même, le Sacrifice de Jésus rendu présent (qu’on soit dans l’église ou derrière notre écran). Et nous savons aussi qu’on ne peut se contenter – ou plutôt que Dieu ne peut se contenter – d’un culte plus ou moins extérieur (« ce peuple m’honore des lèvres mais son cœur est loin de Moi »): il exige l’engagement de tout notre être.
  • Alors Jésus levant les yeux au Ciel disait « l’heure est venue », l’heure du Sacrifice, l’heure pour nous de la Messe. En cette Messe, Jésus donne « la vie éternelle » à chacun de nous sauvés par Lui de par la volonté du Père. Or, déclare encore Jésus, « la vie éternelle, c’est qu’ils Te connaissent, Toi le seul vrai Dieu, et Celui que Tu as envoyé, Jésus Christ. » Il s’agit bien, n’est-ce pas, de connaître Dieu « au sens biblique » ! Don du Corps, don du Cœur, don des corps et des cœurs (adoration et offrande) pour que nous soyons Un dans l’Amour avec Dieu Un et Trine.
  • Mais suis-je assez pauvre, pauvre de moi-même pour accueillir le Don de Dieu pour qu’Il soit à moi comme je suis à Lui ? Pauvre comme sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus qui pouvait dire : « Mon Dieu, je paraîtrai devant Vous les mains vides ! »
  • Seul l’Esprit Saint peut nous permettre de sentir tout cela car Il nous fait connaître Dieu de l’intérieur. C’est ce que dira l’oraison sur les offrandes de la messe de la Pentecôte : « Que l’Esprit Saint nous fasse pénétrer plus avant dans l’intelligence du mystère eucharistique et nous ouvre à la vérité tout entière.»

Monseigneur Aumonier nous invitait il y a peu à « (re)découvrir l’adoration eucharistique. » Elle est disait-il « le plus bel acte d’amour que l’homme puisse accomplir avec la grâce de Dieu et c’est un début de la réalisation de notre vocation. » Il nous invitait aussi en venant à l’église à profiter de la possibilité de se confesser ou de prendre le temps d’un échange spirituel, là aussi dans le respect des précautions voulues.
Ainsi pour vous permettre de réaliser ces 2 invitations :

  • L’Adoration Eucharistique est proposée chaque jour à partir du  lundi 25 jusqu’à la Pentecôte à partir de 14h30 (au moins une heure) et à partir de 19 heures (au moins une heure)
  • Vous pourrez recevoir le Sacrement de la Miséricorde à partir de 15h15 et dès 19 heures.
  • A partir de 15h30 et à partir de 20h, l’Adoration Eucharistique se prolongera si les Confessions se prolongent.

A tout moment vous pouvez « participer à la quête » ou faire un don à la paroisse (don anonyme, sans reçu fiscal) . En ces temps sans quête dominicale, votre offrande est évidemment particulièrement importante pour notre paroisse.  Pour participer, cliquez ici

Il est aussi possible de « participer à la quête » au moyen de votre smartphone en chargeant l’application « La Quête ». Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site internet (cliquez ici)

 

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Message de Mgr Eric Aumonier à tous les fidèles du diocèse de Versailles
Samedi 23 mai 2020

Chers frères et sœurs,
Quelle joie et quel soulagement pour nous tous, fidèles du Christ !

Voici qu’en ces jours où nous nous tenons avec Marie et les Apôtres au Cénacle, dans l’attente du don du Saint Esprit à la Pentecôte, nous allons pouvoir de nouveau être rassemblés par le Seigneur pour la liturgie, le dimanche comme en semaine.

En application du décret n° 2020-618 du 22 mai 2020, je fixe la reprise des célébrations publiques dans les églises catholiques des Yvelines au mardi 26 mai. Les précautions sanitaires demeurent, pour nous comme pour l’ensemble de nos concitoyens dont nous sommes solidaires. Dans chaque paroisse, les célébrations ne peuvent bien-sûr reprendre qu’une fois le dispositif prudentiel mis en place et opérationnel. Je sais pouvoir compter sur la responsabilité de chaque communauté, autour de son curé, pour le mettre en œuvre avec sagesse. Des indications pratiques leur ont été transmises, élaborées en concertation avec les autorités préfectorales que je remercie pour la qualité du dialogue confiant entretenu tout au long de ce temps de confinement.

Pendant ce mois de juin, nous accorderons une attention prioritaire aux catéchumènes. Nous reconnaissons ainsi que le Seigneur est La source vivante de son Eglise. Nous lui rendons grâce pour les dons immérités qu’Il nous fait. Ceux et celles qui attendent leur baptême depuis si longtemps, avec patience et courage, pourront recevoir dans leur paroisse dès que possible les trois sacrements de l’initiation, de même ceux qui se préparent à la confirmation.

C’est dans le même esprit de reconnaissance des dons reçus de Dieu que nous accompagnerons par la prière les six diacres en vue du sacerdoce – Pierre Bouquin, Gaël Jacob, Arnaud de Lamberterie, Gautier Picard Destelan, Grégoire Sabatié-Garat et René Kabisu (eudiste) – qui seront ordonnés prêtres le 28 juin, entourés certes, mais par une assemblée bien plus réduite que nous ne l’imaginions il y a un an !

Il nous faut penser aussi aux personnes âgées ou malades, comme à ceux et celles qui ne peuvent se déplacer à cause d’un handicap. Puisqu’ils demeureront éloignés de l’Eucharistie, ayons à cœur, plus encore que d’habitude, de leur porter avec soin la communion à domicile.

Pendant ce mois de juin, beaucoup pourront être encore empêchés d’accéder à la messe le dimanche à cause des limitations de taille d’assemblée imposées par les circonstances actuelles. Les horaires et le nombre des messes seront donc adaptés par chaque paroisse de façon raisonnable y compris durant les autres jours, pour faciliter la participation du plus grand nombre à la messe une fois par semaine, mais pas forcément le dimanche, d’ici l’été.

Je compte sur chacun de vous pour maintenir et approfondir en vous la vraie vie eucharistique : elle est action de grâce et communion avec le sacrifice de Jésus donnant sa vie pour ceux qu’Il aime. La possibilité de revenir à l’Eucharistie, comme à la source et au sommet de notre vie, nous oblige : notre monde tout entier est entré dans une période sans doute longue et douloureuse de crise économique, sociale et sociétale. Loin de nous enfermer dans un cocon douillet, retrouver la vie eucharistique doit renouveler l’engagement de chacune des communautés du diocèse auprès des plus fragiles et des plus pauvres.

Je remercie en notre nom à tous les prêtres, les diacres, et les membres des diverses équipes pastorales, ainsi que les religieuses et les religieux, et tous ceux qui pendant le temps du confinement n’auront pas ménagé leur peine pour rejoindre par la prière les uns et les autres et pour aider à garder la communion fraternelle. Je les remercie déjà pour les nouveaux efforts qu’ils vont déployer dans les semaines à venir.

Puisse tout ce que nous avons vécu ces temps-ci, et ce que nous sommes appelés à vivre maintenant, contribuer à façonner en nous la sainteté. Dieu a tant aimé le monde…A nous d’en être les témoins par notre façon renouvelée d’aimer !

† Éric AUMONIER Évêque de Versailles

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Neuvaine à l’Esprit Saint à partir du 22 mai 2020
La neuvaine sera priée chaque jour par Mgr Aumonier, Mgr Valentin ou le P. Boulle. Retransmission en vidéo à 8h30 sur la page Facebook du diocèse (@Diocèse de Versailles) et sur le site internet du diocèse (lien ci-dessous).
https://www.catholique78.fr/priercelebrer/prier/neuvaine-a-lesprit-saint-du-22-au-29-mai-2020/

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Jeudi de l’Ascension

         Extrait de la première lecture du jour : du livre des Actes des Apôtres
[…] Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que, devant eux, se tenaient deux hommes en vêtements blancs, qui leur dirent : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »
         Deuxième lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens
Frères, que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père dans sa gloire, vous donne un esprit de sagesse qui vous le révèle et vous le fasse vraiment connaître. Qu’il ouvre à sa lumière les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle espérance vous ouvre son appel, la gloire sans prix de l’héritage que vous partagez avec les fidèles, et quelle puissance incomparable il déploie pour nous, les croyants : c’est l’énergie, la force, la vigueur qu’il a mise en œuvre dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux. Il l’a établi au-dessus de tout être céleste : Principauté, Souveraineté, Puissance et Domination, au-dessus de tout nom que l’on puisse nommer, non seulement dans le monde présent mais aussi dans le monde à venir. Il a tout mis sous ses pieds et, le plaçant plus haut que tout, il a fait de lui la tête de l’Église qui est son corps, et l’Église, c’est l’accomplissement total du Christ, lui que Dieu comble totalement de sa plénitude.

        20200516_15332 Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

  • Lorsque nous évoquons la Résurrection du Seigneur nous disons simplement qu’Il « est sorti » vivant, glorieux, du tombeau : maintenant le « tombeau est vide ». Pour un chrétien ce fait est bien réel. Ce n’est pas seulement une manière de dire que Jésus est « vivant dans notre cœur » ; Jésus est vraiment vainqueur de la mort, de la mort qui conduit au tombeau.
  • Lorsque nous évoquons l’Ascension du Seigneur et surtout lorsque nous en entendons parler (dans les médias), nous visualisons bien la scène décrite justement dans le livre des Actes des Apôtres : «  Tandis que les Apôtres Le regardaient, Il s’éleva, et une nuée vint Le soustraire à leurs yeux. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que, devant eux, se tenaient deux hommes en vêtements blancs… » Là aussi le fait est réel: il est décrit ainsi par les Apôtres. Mais lorsqu’il est rapporté indépendamment de la foi en la Résurrection, il a un côté un peu « mythologique » qui peut tendre à disqualifier la foi toute entière comme « une belle histoire » dont on ne retiendra finalement que « les valeurs » qu’elle soutient. L’histoire où un homme s’élève ainsi dans une tornade blanche ne peut être, dira-t-on, qu’une fable, qu’un conte qu’on racontera aux enfants mais dont tous retiendront les valeurs morales et humanistes.
  • Il importe donc de souligner ici que la Résurrection comme l’Ascension sont des événements bien réels mais qu’ils constituent deux faces d’un Mystère dont il est difficile de rendre compte car il nous donne accès, pour ainsi dire, à une « autre dimension ». Le Catéchisme (§660) parle ainsi de l’Ascension comme d’un « événement à la fois historique et transcendant ».
  • En fait, l’Ascension est la « dernière apparition de Jésus » ressuscité (Catéchisme §659). Or chaque manifestation du Ressuscité est porteuse d’un message, d’un sens particulier. Le même paragraphe (659) indique que cette dernière apparition « se termine par l’entrée irréversible de son humanité dans la gloire divine symbolisée par la nuée ».
  • Nous souvenant de l’Évangile du 5ème dimanche où Jésus déclarait partir nous « préparer une place » (Jn 14, 2) nous comprenons que l’Ascension ne concerne pas que le Seigneur mais qu’elle est nécessaire pour que se réalise notre plus grande espérance: « Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. » Comprenons bien : tout cela n’est pas symbolique, mythologique. Tout cela est bien réel même si c’est merveilleux. Cela dit notre vocation à participer à la Gloire de Dieu Lui-même. Oui, aujourd’hui, nous célébrons certes « la gloire du Christ ressuscité » mais plus encore « celle du Christ exalté à la droite du Père » : Le Catéchisme (§660) précise ainsi : « L’événement à la fois historique et transcendant de l’Ascension marque la transition de l’une à l’autre. »
  • Cette fête est donc notre fête, celle de notre espérance que l’Esprit Saint nous « révèlera » et nous fera « vraiment connaître » (cf. 2ème lecture). Les « yeux de notre cœur » « ouverts à sa lumière », nous saurons « quelle espérance nous ouvre son appel, la gloire sans prix de l’héritage que nous partageons » (cf. 2ème lecture à relire !)
  • Jésus nous disait donc qu’Il partait nous préparer une place pour que nous soyons « auprès de Lui » (Jn 14, 3). Il sait qu’Il nous ouvre ainsi la perspective d’un Bonheur inouï, celui d’être toujours en Sa Présence, avec Son Père, dans l’Esprit Saint. Il sait cela lorsqu’Il affirme solennellement, dans l’Évangile de ce jour : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »
  • Jésus ne peut pas être loin de ceux qu’Il aime passionnément. Il est seulement « caché aux yeux des hommes » (cf. §665): caché mais toujours avec nous, caché mais toujours réellement présent dans l’Eucharistie…
  • l’Eucharistie qui est la Vie des Baptisés « au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » selon ce que Jésus « a commandé » à Ses Apôtres : « Faîtes ceci en mémoire de Moi… Ceci est Mon Corps livré pour vous… Ceci est Mon Sang versé pour vous… ». Oui, l’Eucharistie est bien ce que Jésus commande à Ses Apôtres de faire pour être toujours avec nous, pour être notre Pain « sur-essentiel » (Catéchisme de l’Église Catholique § 2837 cliquez). Il demande à Ses Apôtres d’apprendre aux baptisés à être fidèlement attachés à ce qu’Il a commandé…
  • Nous comprenons alors peut-être mieux les paroles que Jésus adresse aux onze disciples, « s’approchant d’eux ». Elles sont une exultation, un chant, une prière de Son Cœur: « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »
  • Le désir du Seigneur est que tout homme découvre Sa Présence près de lui et désire, dans l’élan, être près de Lui. Et vivre de Lui, avec Lui, pour Lui, en disciple…
  • … en disciple ici, avant de partager Sa Gloire dans la maison du Père !
  • Que le Saint Esprit nous fasse comprendre de l’intérieur que Celui qui a tout pouvoir, au Ciel et sur la terre, est toujours avec nous. Qu’importe (au contraire !) si « sans Lui, nous ne pouvons rien faire » (cf. Jn 15, 5) car Il est toujours avec nous !!!

Catéchisme de l’Église Catholique sur l’Ascension  cliquez ici 

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INFO !
Dans un courrier daté du 19 mai, Mgr Valentin, indique :

  • « Pour éviter la confusion que pourrait engendrer la multiplication des études personnelles et autres consignes locales partielles glanées sur internet, il convient d’attendre les deux documents qui serviront de cadre national à la reprise du culte :
    Le nouveau décret gouvernemental modifié selon les décisions du Conseil d’Etat
    Le vademecum national dont la CEF achève actuellement la mise au point, en lien avec le Ministère de l’Intérieur ;
  • Une nouvelle version de travail de ce vademecum a été échangée hier lundi 18 entre la CEF et les autorités. Tout en veillant à laisser la marge nécessaire d’appréciation en fonction des situations locales, ce document sera précis, exigeant, et couvrira l’ensemble des célébrations dans nos églises.

En outre, il nous invite à

  • mettre en place des équipes d’accueil qui assureront le contrôle des mesures barrières lors de vos célébrations, à organiser des équipes de nettoyage qui devront assurer le travail de désinfection et à réfléchir à l’adaptation de vos horaires de messe, en week-end comme en semaine, de manière à laisser obligatoirement entre chaque messe l’espace nécessaire au travail de nettoyage. A noter : Mgr Aumonier entend encourager les fidèles des Yvelines à étaler leur participation à l’Eucharistie sur l’ensemble de la semaine, afin de diminuer autant que possible les concentrations dominicales

Nous attendons donc les deux documents essentiels sans lesquels nous ne pouvons nous organiser. Il nous faudra ensuite des équipes de volontaires pour l’accueil et le nettoyage. Nous comptons sur vous ! 

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annonce La Croix 18 mai

 

Décision du Conseil d’Etat :
Vous trouverez l’article du
Journal La Croix
du 18 mai à 20h06
en cliquant ici

 

 

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6ème semaine après Pâques.
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« Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur » (Jn 14, 15-21)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous. D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »
 

  • Plusieurs fois, les semaines passées, j’ai entendu dire que les pages d’Évangile qui nous étaient proposées par la Liturgie n’étaient pas faciles à comprendre… Par ailleurs, à l’inverse, nous entendons dire régulièrement que « Dieu est simple » et que ce sont les théologiens qui Le rendent compliqué… Alors, finalement, qu’en est-il ? A-t-on le droit de penser que Les Évangiles ont été écrits, même en partie, pour des savants ou des intellectuels ? Par ailleurs, l’affirmation de la « simplicité » de Dieu n’est-elle pas parfois un peu hautaine, faussement humble, cachant au demeurant une certaine paresse de l’intelligence et du cœur ?
  • Pour moi, tout est simple pour ceux qui acceptent de prendre le temps d’accueillir humblement ce qui leur est transmis, qui « écoutent l’enseignement du Maître en inclinant l’oreille de leur cœur » ainsi que le dit saint Benoît. Mais tout est compliqué pour ceux dont les précompréhensions, les « idées-sur-Dieu », les blocages, les rendent hermétiques « aux effusions du Saint Esprit » dans les cœurs et les intelligences.
  • Ainsi ceux pour qui la « foi » se résume à une morale (une morale de l’amour : le fameux « message » de Jésus) risquent de devenir peu à peu incapables de rencontrer le Seigneur ailleurs que dans leur prochain (et la prière devient alors pour eux une épreuve qu’il faut finalement réserver à des spécialistes : Marie, qui n’est pas Marthe) et ceux pour qui Dieu ne reste finalement qu’un « concept », une idée, ne peuvent évidemment pas imaginer que « Dieu » puisse avoir une volonté propre, précise et ferme pour chacun, une certaine exigence, et nous parler encore aujourd’hui (et tout ce qui n’est pas engagement pratique, solidaire, écologique, etc. relèvera finalement plus ou moins de la tradition, du folklore, de la culture, du « mythe », de la « religion » avec ces cérémonies presque inutiles…).
  • Sur l’hippodrome de Longchamp, Le Pape Jean-Paul II nous disait (en français !) : « Chers jeunes, savez-vous ce que le sacrement du Baptême fait de vous? Dieu vous reconnaît comme ses enfants et transforme votre existence en une histoire d’amour avec Lui. Il vous rend conformes au Christ, pour que vous puissiez réaliser votre vocation personnelle. Il est venu faire alliance avec vous et Il vous offre sa paix. » Ainsi notre vie de foi est simple comme une histoire d’amour…
  • Chacun sait de quoi peut être faite une belle histoire d’amour… D’émerveillement, de découverte, de temps passé ensemble, de don de soi, du « même regard d’un seul désir pour deux » comme dit le chanteur, d’écoute, de compassion, de liberté, de confidences, de soumission consentie et mutuelle à la volonté de l’autre, de fidélité, de pardon, de fécondité, de passion, de partage, de sacrifice, de bonheur et de joie, d’instants d’éternité, de simplicité et de beaucoup d’autres choses encore…
  • Mais nous savons aussi qu’une histoire d’amour peut devenir un peu compliquée… elle peut même devenir un cauchemar et aller jusqu’à la séparation, du moins apparente. Pour rester dans l’ordre de notre « histoire d’amour avec Dieu », le plus commun peut-être est de cesser de croire que notre vie de chrétien est justement – toujours – une histoire d’amour, un mystère d’alliance, même si nous, nous ne le croyons pas ou plus. Alors tout se réduira à « du dogme et de la morale », les deux entendus de manière la plus péjorative qui soit, oubliant que le dogme dit la réalité de ce qui est, de ce qui nous est donné, révélé ; oubliant aussi que l’amour de soi, l’amour des autres et l’amour de Dieu ne peuvent pas être sans manifestations effectives, sans preuves d’amour, ce qui constitue le fondement de notre agir moral. Notons au passage que ceux qui, précisément, fustigeront « toute morale » en fustigeant « l’affreuse morale judéo-chrétienne » seront les premiers à vouloir imposer à tous « leur » morale, le moralement correct selon leurs propres critères.
  • Ainsi, assez logiquement au fond, même si cela peut sembler surprenant à première vue, ce qui est le plus libre dans l’amour, ce qui nous semble le plus gratuit est aussi ce qui est le plus nécessaire, le plus exigeant (dès lors qu’une histoire d’amour a effectivement commencé). Il ne faudrait pas croire en effet, surtout lorsqu’il s’agit de l’amour de Dieu pour Qui nous sommes faits, que la liberté – inhérente à l’amour – signifie qu’Il pourrait être optionnel, accessoire ou facultatif dans nos vies. Cela est bien sûr vrai aussi dans l’amour humain : il n’est pas possible de dire s’agissant d’un prochain, d’un voisin mais aussi sous un autre aspect de notre conjoint ou d’un de nos enfants « qu’on-ne-l’aime-pas-ou-plus-un-point-c’est-tout ». Il nous faut vouloir aimer ceux que nous avons à aimer, c’est même ainsi que nous sommes vraiment « libres ». (Comprenons que la liberté ne vient pas de la multiplicité des choix possibles mais de savoir reconnaître comme un bien le choix qui a été fait ; c’est ainsi que le fait de « choisir » un époux ou une épouse n’a en rien réduit la liberté de choix, il en a été au contraire l’expression).
  • Et Padre Pio pouvait alors dire : « la volonté d’aimer, c’est déjà aimer ». C’est ne plus vouloir me croire au centre de tout, c’est accepter de me laisser entraîner dans un courant d’amour, dans une histoire passionnée, enthousiasmante (au sens fort de « transport divin »). C’est accepter d’être fondamentalement et pour tout dépendant de Dieu manifesté en Son Fils.
  • C’est cette perspective d’Alliance avec Dieu Père, Fils et Saint Esprit que nous ouvre Jésus dans l’Évangile d’aujourd’hui : « En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »
  • C’est ce qu’exprimait le Pape Jean-Paul II, s’adressant à de futurs baptisés au cours de la même veillée à Longchamp citée plus haut : « En recevant le saint-chrême, vous vous engagez de toutes vos forces à faire croître patiemment le don reçu, par la réception des sacrements, en particulier de l’Eucharistie et de la pénitence qui entretiennent en nous la vie baptismale. Baptisés, vous rendez témoignage au Christ par votre souci d’une vie droite et fidèle au Seigneur, qu’il convient de maintenir par la lutte spirituelle et morale. La foi et l’agir moral sont liés. En effet, le don reçu nous conduit à une conversion permanente, pour imiter le Christ et correspondre à la promesse divine. La parole de Dieu transforme l’existence de ceux qui l’accueillent, car elle est la règle de la foi et de l’action. »
  • Mais revenons à l’Évangile du jour et aux conditions particulières du ‘déconfinement’ sans messe…
  • Puisqu’il s’agit de la Parole de Dieu exprimant un grand Mystère d’Alliance, il serait fâcheux, n’est-ce pas, de la lire ou de l’écouter en dilettante, « en amateur » disait Madeleine Delbrêl. A fortiori puisque déjà vous ne voudriez pas écouter ainsi vos proches lorsqu’ils veulent vous exprimer des réalités vitales pour eux et pour vous… Avec vos proches et a fortiori avec Dieu Lui-même, il faut prendre du temps pour écouter et comprendre. Ainsi en est-il tout particulièrement des chapitres 14 à 17 de l’Évangile selon saint Jean. Il est habituel d’enseigner qu’il faut lire et relire ces pages – parfois incompréhensibles en pure logique « cartésienne », particulièrement en traduction littérale, – pour se laisser entraîner intérieurement dans ce qu’elles nous révèlent de Dieu Lui-même, pour nous laisser « enlever », « ravir » par la prière de Jésus Lui-même (Jn 17). Il nous est alors donné de comprendre ce que seule notre pauvre intelligence ne peut saisir : il faut nécessairement se laisser saisir par l’Esprit Saint ou par la Sagesse (cf. Livre de la Sagesse 7, 22sv) pour connaître Dieu « de l’intérieur ». (Une expérience analogue peut être faite avec une certaine musique ou une certaine poésie…). Et puis, comme toujours, telle ou telle parole résonne plus particulièrement parce qu’elle m’est adressée maintenant et peut « transformer mon existence » si je « l’accueille » vraiment (cf. Jean-Paul II, plus haut). Par exemple, de laisser résonner en nos cœurs « si vous m’aimez… » après avoir entendu il y a peu « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas ! » peut retentir comme un « si vous m’aimiez… » ou un « m’aimes-tu ? m’aimes-tu vraiment ? » Cela ne dit-il pas toute la tendresse que Jésus a pour nous, et l’amour qu’Il attend de nous ? Il ne nous dit pas que nous devons être parfaits pour L’aimer mais que nous devons L’aimer pour commencer de l’être ; il faut commencer par avoir « confiance en Sa Miséricordieuse Bonté ».20200516_212610
  • Mais justement, en ce temps sans messe, certains se demandent si celle-ci leur manque vraiment. Question curieuse pour certains mais réelle pour d’autres. Est-ce la messe qui nous manque, le fait même de ne pas pouvoir communier qui nous énerve, la télé ou l’ordinateur qui nous insupporte, le fait d’être isolé qui nous pèse ou est-ce vraiment Jésus présent dans l’Eucharistie dont nous avons faim, Celui que saint François d’Assise « adorait dans tous les tabernacles de toutes les églises du monde entier » avec le désir de se prosterner devant Lui ?
  • Alors ce temps nous est donné pour apprendre à aimer Jésus et à adorer le Père « en vérité » (Jn 4, 23), sans chercher d’abord à ‘’se faire plaisir’’, selon nos propres critères, mais en cherchant à faire la volonté de Dieu, vraiment. (cf. « Le couvent clandestin »). Ce temps nous est donné pour aimer en voulant aimer selon la volonté de Dieu et non selon la nôtre, accueillant pour cela l’Esprit Saint, le Défenseur, qui nous est envoyé. En commençant par nous rappeler sans cesse que tout dans notre foi se rapporte à un mystère d’Alliance, un mystère d’amour mutuel qui se résume dans le signe de la Croix que nous traçons sur nous, nous rappelant de quel amour nous sommes aimés (un amour qui va jusqu’au sacrifice total) afin de nous conduire, par l’Esprit, au Cœur même de Dieu Trinité qui semble nous envelopper de Son Amour par ce simple geste sur nous.
  • Alors notre prochaine Communion sera l’engagement définitif de tout notre être – corps et âme – (moins n’est pas possible, pas digne de Dieu, pas digne de nous !) dans cette Alliance éternelle. Et ce qui prépare et donne accès à ce Don inouï c’est notre prochaine confession (comme l’Église nous y invite avec insistance) : elle attestera non de nos vertus et autres mérites mais de notre confiance d’enfant en la Miséricorde de Dieu. Elle nous donnera d’offrir simplement, humblement, à Dieu notre propre misère (cf. « Les voleurs de Dieu ») pour glorifier le Dieu de toute Miséricorde qui nous veut « en Lui » et « Lui en nous » !

BONUS… « Sang pour sang » : Pour nous rappeler qu’au fond, ce n’est pas nous qui sauvons Jésus de l’oubli ou du mépris mais c’est Lui qui nous sauve et nous ouvre, quand Il le veut, la Porte de la Vie éternelle que nous recevons déjà à chaque Communion… Le cœur qui L’aime sait qu’on ne peut recevoir Jésus tout petit (on ne le prend pas !) en Le faisant monter jusqu’à nous mais en s’abaissant jusqu’à Lui. Pour Le recevoir d’En-haut, Lui, le Pain du Ciel ! (Sang pour sang : cliquez ici)

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  • CONSIGNES SANITAIRES
  • OUVERTURE
  • L’église du Mesnil reste toujours ouverte chaque jour de 8h15 à 19h30 ; la porte reste bloquée en position ouverte. Même si « vous avez des doutes quant à l’effective contagiosité et à la dangerosité du virus » et même si, à titre personnel, vous « n’avez pas peur » et estimez que tout cela relève de la « psychose collective », nous vous demandons – pour les autres – de respecter les gestes et attitudes « barrière ».
  • Il est vivement « recommandé de porter un masque dans toutes les églises des Yvelines » (note du diocèse), au moins pendant les déplacements – entrée et sortie -, de vous « laver » les mains avec du liquide ad-hoc et de vous tenir à distance les uns des autres (même pour les apartés).
  • ADORATION   BÉNÉDICTION   CONFESSIONS
  • Chaque jour, comme depuis le début du confinement, le Saint-Sacrement est exposé à partir de 14h30. La bénédiction est donnée à 15 heures (56ème fois aujourd’hui depuis le 18 mars), pendant que les cloches sonnent. A partir du 12 mai, les confessions commenceront un peu plus tôt, dès 15h15. Si des adorateurs s’engagent à être présents (merci de vous faire connaître), l’adoration se prolongera, après 15h30, autant que les confessions (16h30 ?). Notre évêque demande aux confesseurs de porter un masque ; cela est évidemment recommandé aux pénitents qui se succèdent dans la sacristie de l’église.
  • Les changements occasionnels (en raison de funérailles par exemple) ou définitifs seront autant que possible indiqués sur Clématite. 

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Pour le 5ème dimanche après Pâques.

 « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 1-12)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : ‘Je pars vous préparer une place’ ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon 41628b68495ad4eb6fd28618fb4c1c5fPère. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : ‘Montre-nous le Père’ ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père »
    – Acclamons la Parole de Dieu.

  • L’Évangile de ce jour nous replonge au cœur de la Passion, le Jeudi Saint au soir. Judas vient de sortir du Cénacle : « il faisait nuit » (Jn 13, 30). Alors Jésus dit aux Onze : « Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. » (v. 33) La « tristesse remplit [leur] cœur » (cf. Jn 16, 6). Simon-Pierre ne peut s’empêcher de s’écrier « Seigneur, où vas-tu ? » (Jn 13, 36) et alors qu’il ne comprend pas pourquoi il ne peut pas Le suivre maintenant, Jésus lui déclare « amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois. » (Jn13, 38) Cette « prophétie » peut nous sembler terriblement difficile à entendre. Pour Pierre certainement, mais pour nous aussi car notre vie peut alors nous sembler être prise comme dans un engrenage infernal. Pourtant, assurément, il ne s’agit pas ici de prédestination mais de prescience : oui, Jésus sait quel usage bon ou mauvais nous ferons de notre liberté… Mais ce qu’il nous faut entendre plus encore, dans ce verset qui précède immédiatement l’Évangile de ce jour, c’est la solitude de Jésus, dans Sa Passion, renié par le premier des Apôtres.
  • Mais dans Sa Passion Jésus reste toujours souverain ; Il veut maintenant rassurer les siens. Et comme les Apôtres, nous sommes siens, nous sommes à Lui. Jésus veut donc nous rassurer aujourd’hui comme les Apôtres autrefois : c’est peut-être bien pour cela qu’il faut écouter l’Évangile maintenant.
  • Les Apôtres étaient désemparés et tristes ; la peur commençait peut-être à gagner leurs cœurs car ils comprennent que Jésus s’en va et qu’ils ne peuvent Le suivre. Où va-t-il ? A l’instant, dans l’incompréhension totale de ce qui se passe, ils se sentent seuls, parce qu’abandonnés.
  • C’est peut-être aussi notre sentiment parfois… Nous savons bien que le Christ est ressuscité et qu’Il est là, Jésus bien vivant, mais nous aimerions tellement éprouver davantage Sa Présence. Nous aimerions ne pas nous sentir abandonnés par Jésus qui se cache et semble nous laisser seuls dans l’adversité, dans les petits et les très gros soucis du quotidien. Il peut nous sembler parfois être seuls aussi devant les gouvernants, les puissants de ce monde dont on ne connait pas vraiment, au fond, les intentions profondes, d’autant plus qu’ils n’ont pas idée, pour la plupart, d’un Dieu à qui ils devront tôt ou tard, rendre des comptes.
  • Alors Jésus nous dit, comme à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. » Il faut toujours croire et penser que Jésus nous comprend, qu’Il sait tous les tourments qui nous traversent et que c’est « en connaissance de cause » qu’Il nous invite à la confiance. Il sait lorsque notre intelligence et aussi notre sensibilité, notre affectivité sont bouleversées. Il a « peine de notre peine » disait saint Vincent de Paul. Il en est même bouleversé. Soulignons, au passage, que pour beaucoup « croire en Dieu » c’est croire qu’Il existe auquel cas le plus grand croyant serait le Diable lui-même ! Non, croire en Dieu, c’est Lui faire confiance. Et en nous invitant à croire en Lui comme l’on croit en Dieu, Jésus atteste devant nous Sa Divinité. Il nous invite à Lui dire « Jésus, j’ai confiance en Toi ! »
  • Il « part » donc nous préparer une « place dans la maison [du] Père »… Mais où est-elle donc la maison du Père ? Souvenez-vous de ce jour où Jésus, chassant les vendeurs du Temple (Jn 2, 13sv.), déclarait « Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce ! » ajoutant « détruisez ce sanctuaire et en trois jours je le relèverai ». Il ne « part » donc pas, dans cet Évangile, pour revenir « dans la gloire, pour juger les vivants et les morts » ainsi que nous le proclamons dans le Credo. Mais puisque le sanctuaire est Son corps, Il part pour achever la mission qui Lui a été confiée par le Père. Après avoir enduré la Passion, le corps ressuscité, glorieux de Jésus pourra être le « lieu » où nous serons « auprès de » Lui « afin que là où [Il est], [nous soyons, nous] aussi ». Et nous serons avec le Père car, dit Jésus, « je suis dans le Père et que le Père est en moi ».
  • Bien sûr, il ne s’agit pas seulement d’être là où est Jésus parce que nous serions, en raison de Son amour pour nous, dans Son Cœur. Il ne s’agit pas seulement non plus pour Jésus d’être là où nous sommes parce qu’Il serait présent en nous, du fait de notre amour pour Lui (et de la fidélité à « Son message »). Certains pensent pourtant la Résurrection en ces termes seulement… (manière de penser qui n’exige pas que le tombeau de Jésus soit vide au matin de Pâques et qui exclut purement et simplement les deux dernières lignes du Credo).
  • Notez qu’au fond cela ne serait déjà pas si mal… Car c’est bien ainsi que nous pouvons concevoir l’amour qui unit deux êtres qui s’aiment quelle que soit la distance qui les sépare : ils sont comme intérieurs l’un à l’autre. Car l’amour est précisément un mystère de présence, jusqu’à ne faire plus qu’un.
  • Alors, justement, Dieu ne veut pas qu’en amour nous en restions à des dimensions symboliques ou affectives. (C’est déjà évident pour ce qui concerne l’amour des pauvres). Ainsi la Présence eucharistique qui, « Pain véritable » (Jn 6, 55), doit passer en nous « pour nous faire participer à [la] nature divine » du Seigneur, « pour nous faire passer à une vie nouvelle » ainsi qu’il est dit dans les oraisons sur les offrandes et après la communion de la messe de ce jour. Dans l’Évangile aujourd’hui Jésus dit ainsi « Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi » ; Il le redit en pensant à nous dans Sa prière au Père : « Comme Toi, Père, Tu es en Moi, et Moi en Toi, qu’ils soient un en nous, eux aussi » (Jn 17, 20)
  • Puis Jésus provoque les disciples : « Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Et Thomas, évidemment, réagit : « puisque nous ne connaissons pas la destination, comment pouvons-nous connaître l’itinéraire ? » Jésus répond : « Personne ne va vers le Père sans passer par moi. ». N’avions-nous pas entendu le même propos dimanche dernier ? Jésus est « la porte », le seul et unique passage entre l’enclos et le « pâturage » où les brebis peuvent trouver « la Vie, la Vie en abondance » c’est-à-dire Lui-même uni au Père dans l’Esprit Saint. Nous avions entendu : « Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. […] Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. » Sous un mode qui n’est pas celui de la parabole, c’est ce que signifie cette parole : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ».
  • Le dialogue se poursuit. Comme Thomas, Philippe, à son tour, réagit. Il ne nous appartient pas de commenter la manière sensiblement différente avec laquelle Jésus lui répond. Jésus ne se retient pas d’exprimer sa tristesse et cette tristesse nous envahit. Car comment ne pas se sentir visé par cette parole : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas » ! Nous le savons en effet pour nous-même : il y a une grande tristesse en nous, une tristesse de fond, indépassable, même si elle n’apparait pas toujours ou même jamais, à ne pas être – même un peu – connu, compris, aimé en ce que nous sommes profondément, dans notre propre mystère. C’est la solitude, la solitude de Jésus. Mais n’en restons pas là : ce que Jésus nous dit surtout, c’est qu’Il veut être connu de nous, qu’Il se donne à connaître, à aimer ! Que Dieu ne veut pas pour nous rester « un mystère » incompréhensible mais un Mystère que nous connaîtrons un jour parce que nous le connaîtrons de l’intérieur. Et Il nous donne de le connaître déjà.
  • « Tu ne me connais pas ! » sonne tellement comme « tu ne m’aimes pas ! » que nous en pleurons. Ou que nous devrions en pleurer. Alors, Seigneur, donne-moi de T’aimer, de davantage désirer T’aimer… Envoie Ton Esprit Saint, Esprit d’Amour ! Et que je me laisse embraser… Mais avant cela que je me laisse enseigner, pardonner, aimer et même connaître. C’est ce que dit saint Paul aux Galates : « Jadis, quand vous ne connaissiez pas Dieu, vous étiez esclaves de ces dieux qui, en réalité, n’en sont pas. Mais maintenant que vous avez connu Dieu – ou plutôt que vous avez été connus par lui – comment pouvez-vous de nouveau vous tourner vers ces forces inconsistantes et misérables, dont vous voulez de nouveau être esclaves comme autrefois ? Vous vous pliez à des règles concernant les jours, les mois, les temps, les années ! J’ai bien peur de m’être donné, en vain, de la peine pour vous. » (Ga 4, 8-11)
  • Le temps nous est donc donné pour que nous apprenions à aimer le Seigneur et à nous laisser aimer de Lui afin d’aimer comme Lui ; nous avons à cœur de nous préparer à notre prochaine Communion…
  • Lorsque nous communions, à la messe, nous avons tendance à penser que Jésus vient là où nous sommes : Il vient à notre secours, près de nous, apaiser notre Soif et notre Faim. Dans l’Évangile, Jésus s’exprime différemment : « afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi » dit-il. Les deux points de vue se rejoignent. Aussi chacun peut penser qu’à chaque communion Jésus veut nous entraîner chez Lui, dans Son intimité. Il veut que nous soyons intérieurs l’un à l’autre. Il veut que nous soyons Ses Amis (Jn 15, 15). Non pour s’éloigner du monde – même si dès lors nous ne sommes plus de ce monde – mais pour y « œuvrer » avec Lui : « celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes ».
  • Ainsi, Jésus, le Bien-Aimé du Père, n’est pas « un » chemin, « une » vérité ; Il n’est pas non plus « mon » chemin, « ma » vérité, « ma » vie. Croyons-le, c’est-à-dire faisons-Lui confiance, Il est, pour tout homme, « le Chemin, la Vérité et la Vie ».
  • Et au-dessus du chemin il y a une Étoile…

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De la fin du confinement strict – 11 mai – à début juin…
la question n’est pas de savoir si la privation de messe par l’État (marxiste ou libéral) est légitime ou pas (elle n’est jamais légitime) mais de savoir ce que nous faisons de cette privation, de savoir comment nous la vivons et si elle nous prépare effectivement à la Rencontre avec notre Dieu dans une future célébration de l’Eucharistie sur terre, ou dans l’au-delà. Pour nous aider… proposition de lire un récit  (Cliquez ici)
Vraiment, ce temps nous est donné pour que notre prochaine communion soit plus merveilleuse que toutes celles que nous avons pu recevoir toute notre vie durant, pour qu’à la Pentecôte nous recevions une telle effusion du Saint Esprit que le monde entier en soit, par nous, embrasé. Récit
« Un couvent clandestin » en cliquant ici.

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Message de Mgr Aumonier aux fidèles du diocèse

Vous trouverez ici un message que Mgr Aumonier adresse à l’ensemble des fidèles du diocèse, au terme de la période de confinement, et alors que s’engage lundi prochain le processus de déconfinement progressif de notre pays. Dans ce texte, Mgr Aumonier trace les lignes du chemin pastoral sur lequel il souhaite que le diocèse progresse d’ici la Pentecôte.   Message de Monseigneur Éric Aumonier (en A4 recto-verso) cliquez ici
ou sur le site du diocèse 

« […] Je nous invite à (re)découvrir l’adoration eucharistique. L’adoration consiste à aimer Dieu infiniment aimable et à communier en paroles en pensées et en actes à son amour pour tous les hommes avec Jésus crucifié. Elle nous aide à ne jamais oublier « quel sang nous a rachetés », et à communier à la charité du Christ. C’est donc le plus bel acte d’amour que l’homme puisse accomplir avec la grâce de Dieu et c’est un début de la réalisation de notre vocation.

Par la visite au Saint Sacrement présent au tabernacle dans la réserve eucharistique et souvent exposé dans les églises, chacun peut entrer librement et prendre le temps d’adorer.

De même, je vous invite en venant à l’église à profiter de la possibilité de vous confesser ou de prendre le temps d’un échange spirituel, là aussi dans le respect des précautions voulues.

Adorer, recevoir le pardon, c’est communier et vivre de la charité du Christ. Or la charité est le cœur du mystère de Dieu révélé en Jésus. Elle est le cœur de la vie de l’Église animée par l’Esprit de Pentecôte. Elle se vérifie et suscite en nous une charité concrète envers les pauvres, le partage des biens et l’accueil de la sainteté de Dieu qui sont indissociables et font partie de notre ADN. […] »

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4ème dimanche de Pâques (cliquez ici)
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Il y a donc « l’enclos » dans lequel les brebis sont presque emprisonnées ; il y a le « pâturage » où les brebis peuvent trouver « la vie, la vie en abondance » ; et il y a « la porte », le seul et unique passage de l’un vers l’autre. Notez qu’une fois que les brebis ont écouté la voix du berger, elles peuvent « entrer » et « sortir » à leur aise comme si l’enclos lui-même n’existait pas. Elles sont passées de l’esclavage à la liberté : c’est leur Pâque.
« Le pâturage des élus, c’est le visage de Dieu, toujours présent : puisqu’on le regarde sans interruption, l’âme se rassasie sans fin de l’aliment de vie. »
(Texte de l’homélie de saint Grégoire le Grand en cliquant ici)
BONUS : Les voleurs de Dieu (en cliquant ici)

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Mois de Mai, mois de Marie

Le mois de mai, cette année, sera tout entier une longue préparation, avec Notre-Dame, à la fête de la Pentecôte célébrée le 31 mai prochain. Le saint pape Jean-Paul II disait « s’en remettre totalement à Marie en lui redisant chaque jour : Totus Tuus. » Et si nous disions, nous aussi : « je suis tout à Toi, Marie ! »

jean+paul+ii+fatima« Chacun de nous doit être conscient – affirmait-il – que la dévotion mariale n’exprime pas seulement un élan du cœur, une inclination sentimentale, mais répond à la vérité objective sur la Mère de Dieu. Marie est la nouvelle Ève que Dieu place près du Christ, nouvel Adam, dès l’Annonciation, puis dans la nuit de la naissance à Bethléem, aux noces de Cana en Galilée, au pied de la croix sur le Golgotha et jusqu’au cénacle de la Pentecôte : la Mère du Christ rédempteur est la Mère de l’Église. » Regrettant de ne pouvoir « citer en entier le merveilleux chapitre VIII de Lumem gentium » il soulignait que le Concile Vatican II avait « fait faire un prodigieux bond en avant, aussi bien à la doctrine qu’à la dévotion mariale. »

Tout de suite, je tiens à préciser qu’il est raisonnable, pour ainsi dire, d’avoir peur du virus et qu’il convient de prendre toutes les précautions possibles pour ne pas s’en laisser infecter et ne pas le transmettre non plus. Ceci dit, au début de ce mois de mai, je voudrais vous partager un chapitre du livre « Entrez dans l’Espérance » de Jean-Paul II précisément intitulé « N’ayez pas peur ! », ces mots par lesquels il a inauguré son pontificat le 22 octobre 1978.

Nous avons lu, il y a peu, dans Clématite, le Cardinal Sarah nous dire qu’il croit que « cette épidémie a dispersé la fumée de l’illusion », l’illusion pour l’homme de se croire « radicalement indépendant » pour se redécouvrir « réellement et concrètement » dépendant des autres ; et pour affirmer finalement que « tant que l’homme ne revient pas à Dieu de tout son cœur, sa marche vers le gouffre est inéluctable. »

Ici, saint Jean-Paul II nous dit que Jésus est le « seul que nous puissions croire sans la moindre réserve quand Il nous demande : N’ayez pas peur ! » :

« Il faut que, dans la conscience de chaque être humain, écrit-il, se fortifie la certitude qu’il existe Quelqu’un qui tient dans ses mains le sort de ce monde qui passe, Quelqu’un qui détient les clés de la morts et des enfers, Quelqu’un qui est l’Alpha et l’Oméga de l’histoire de l’homme, qu’elle soit individuelle ou collective ; et surtout la certitude que ce Quelqu’un est Amour, l’Amour fait homme, l’Amour crucifié et ressuscité, l’Amour sans cesse présent au milieu des hommes ! Il est l’Amour eucharistique. Il est source inépuisable de communion. Il est le seul que nous puissions croire sans la moindre réserve quand Il nous demande : ‘’ N’ayez pas peur ! ’’ »

« Pourquoi ne devons-nous pas avoir peur ? Parce que l’homme a été racheté par Dieu ! » « La puissance de la Croix du Christ et de sa Résurrection est toujours plus grande que tout le mal dont l’homme pourrait et devrait avoir peur. »

« Dieu veut sauver l’homme, Il veut l’accomplissement de l’humanité selon la mesure qu’Il a Lui-même fixée. Et le Christ est fondé à dire que le joug qu’Il met sur nos épaules est doux et son fardeau, en fin de compte, léger. »

Mais « Le Christ vaincra par Marie. Il veut qu’elle soit associée aux victoires de l’Église, dans le monde d’aujourd’hui et dans celui de demain. »
Totus Tuus ! : à redire chaque jour.
Vous trouverez donc le dernier chapitre d’« Entrez dans l’Espérance » en cliquant ici.

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Cardinal SarahAlors que le monde entier est percuté par le coronavirus, le Cardinal Robert Sarah, confiné au Vatican, a accordé un entretien à Charlotte d’Ornellas (« Valeurs Actuelles »). Il analyse les ressorts de cette crise absolument inédite. Pour lire cet entretien avec le Cardinal Sarah cliquez ici

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Message de Pâques 2020 (cliquez ici)
Le don de la Foi vous donne d’être réellement et immédiatement présents au Christ ressuscité. Le Seigneur est avec vous !
Récit de la « Grande Nuit » de Pâques en Pologne, cliquez !

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15 avril 2019 : incendie de la Cathédrale Notre-Dame de ParisNDP image NDP
Tribune de Mgr Michel Aupetit dans La Croix du Mercredi 15 avril 2020
Mais l’homme ne devient frère que dans la conscience de servir plus haut que soi.
Hommage à Notre-Dame : « Signe » de Marie-Noëlle Tranchant

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L’émouvante vidéo sur Saint Jean-Paul II est maintenant à la page … VIDEO
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Les contemplatives, «maîtresses de la vie cachée et heureuse»
Dans une lettre aux religieuses contemplatives de son diocèse (deux monastères mobilisés pour la fabrication de masques pour lutter contre l’épidémie), Mgr Arturo Aiello, l’évêque d’Avellino en Campanie souligne que leur prière et leur style de vie en clôture nous apportent beaucoup d’enseignements en cette période troublée. Sa lettre a une portée universelle. Elle peut nous aider à redécouvrir la vertu du silence, de l’attente, de l’éloignement et la grandeur des petites choses. (cliquez ici ou dans le titre)

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20200412_143158Chaque jour, le Saint-Sacrement est exposé à l’église de 14h30 à 15h30 : vous pouvez recevoir Sa Bénédiction à 15 heures « pile ». (15 heures, Miséricorde pour le monde entier : cliquez ici). L’église reste ouverte toute la journée. La porte elle-même reste ouverte de telle manière que vous pouvez rentrer sans la toucher.
En ces temps particuliers, je vous invite fortement à ne pas oublier tous ceux que la mort surprend même si vous ne les connaissez pas personnellement. Le pape François nous a rappelé que « prier pour les morts » était une « œuvre de Miséricorde spirituelle ». Toute prière venant du cœur pourra toucher le Cœur de Dieu… Vers 15 heures vous pouvez, par exemple, utiliser ces prières qui nous sont connues par sainte Faustine : le Chapelet à la Miséricorde Divine ou la Prière pour un agonisant.

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De jour en jour la « procession » s’allonge (voir ci-dessous), celle des « soignants » pour lesquels je m’engage à prier. Je voudrais simplement vous dire qu’elle ne se présente pas pour moi, à l’autel, telle que vous la voyez sur « Clématite ». En effet, à côté du prénom et du nom (lorsque je le connais) est indiqué ce que je peux savoir de la situation et de l’engagement de chacun ainsi que le nom de la personne qui l’a confié à ma prière. Alors qu’à haute voix je cite chaque personne, mes yeux voient tout cela. Alors, étonnement, bien loin d’une simple énumération, c’est une sorte de petite communauté qui se forme…

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Vous le savez bien, chaque jour, il m’est donné de célébrer la messe tout seul, au presbytère, sans aucun fidèle. Par ces mots, je voudrais seulement vous confier que je veux vraiment mettre toute mon attention à offrir le Saint Sacrifice pour ceux que je porte toujours fidèlement dans mon cœur d’homme et de prêtre, pour tous « mes » paroissiens, mais aussi tout spécialement en ces jours, pour les malades et ceux qui les soignent ; nos Défunts ont bien sûr, à la messe, une place toute particulière.New Phototastic Collage
Ces jours me donnent de pouvoir célébrer la messe sans contrainte… Je peux ainsi, chaque jour, prendre le temps de citer le prénom des aides-soignantes, infirmières et médecins de la paroisse, de ma propre famille ou d’amis engagés (ou que j’imagine tels) dans le combat contre cette mauvaise maladie contagieuse.
Voici donc ma petite liste déposée sur l’autel :
Christine, Laurence, Mathilde, Astrid, Pierre-Yves, Florence, Nadège, Sarah, Mélanie, Elizabeth, Sabrina, Catherine, Sabine, ClaireVéronique, Philippe, Anne, Antoine, Sandra, Sandra, Maxime, Véronique, Nathalie, Gérard, Thomas, Éric, Laure, Philippe, Gaëlle, Christelle, Christelle, Guénola, Bénédicte, Aude, Marie-Clotilde, François, Jehanne, Isabelle, Mijo, Dominique, Patrice, Marie, Myriam, Christine, Clotilde, Martin, Arnaud, Pierre-Baptiste, Augustin, Clémence, Charlotte, Béatrice, Laure, Emmanuelle, Cécilia, Brigitte, Aurélien, Nathalie, Xavier, Orianne, Valérie, Emmanuelle, Coralie, Anaïs, Sylviane, François, Bruno et Catherine. Vous savez que je n’aime pas seulement prier « pour tous » mais « pour chacun »… Si vous souhaitez qu’une personne (« soignante ») toute proche de vous vienne prendre place dans ma « procession », n’hésitez pas à me le dire (par mail, ici). Signalez-moi aussi mes oublis ou vos hésitations (plusieurs portent le même prénom).
Je ne peux dire ici tous ceux auxquels je « pense »… mais parmi ceux-ci, tout particulièrement, ceux qui souffrent, d’une manière ou d’une autre, ceux qui ont peur, ceux qui doutent d’eux-mêmes ; et bien sûr tous les malades que l’on confie à ma prière (pas seulement ceux qui sont touchés par le virus).
Sans même savoir l’heure à laquelle je célèbre la messe, vous pouvez vous y unir en « vous offrant vous-mêmes » selon ce que dit Vatican II du « sacerdoce commun des fidèles » : « Participant au sacrifice eucharistique, source et sommet de toute la vie chrétienne, ils offrent à Dieu la victime divine et s’offrent eux-mêmes avec elle ; ainsi, tant par l’oblation que par la sainte communion, tous, non pas indifféremment mais chacun à sa manière, prennent leur part originale dans l’action liturgique. » A vrai dire, que nous soyons présents ou pas à la messe célébrée, c’est la seule manière d’y « participer » vraiment. Venez donc participer, au moment de votre prière quotidienne, à la messe que je célèbre !
Prolongement de la messe, l’Adoration quotidienne de 14h30 à 15h30 nous rassemble aussi. Et la Bénédiction, à l’heure de la Miséricorde, à 15 heures, doit vous atteindre ! Elle est quotidienne depuis le mercredi 18 mars ! (15 heures, Miséricorde pour le monde entier : explication ici). A ce moment, nous pouvons peut-être réciter le « Chapelet à la Miséricorde Divine », particulièrement recommandé pour ceux qui sont en train de mourir et que nous savons très très nombreux.

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Saint Jean-Paul II. Le Carême avec la Vierge du Magnificat (cliquez ici)

Saint Pierre Chrysologue. Homélie sur la prière, le jeûne et l’aumône (cliquez ici)

Edito. Un Carême selon Sa grâce (cliquez ici)
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